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A croire certains blogueurs, le net sera bientôt un cimetière

20 sept

L’année dernière, j’avais écrit un article qui s’appelait N’enterrons pas Myspace trop vite. Cet article, je pourrai presque le décliner à l’infini.

Il devient en effet difficile de passer une semaine sans qu’on enterre un réseau social ou une startup suite à une annonce, la sortie d’un graphe qui pointe vers le bas émanant d’un obscur cabinet d’analyse ou, pire encore, parce qu’on n’y trouve pas, soi, une utilité.

Ca m’agace. (Lire la suite…)

C’est Orangina Rouge qui aurait dû faire (ou pas) la blague sur les roux, pas Orangina.

22 juil

Hier soir, Orangina a diffusé ce statut sur sa page fan, accompagné d’une affiche du dernier film de la saga :

Orangina n'aime pas les roux ?

Evidemment ce post copié-collé (sic) d’une boutade qui a fait le tour du net (merci MSVK pour le tuyau) a fait le buzz très peu de temps après. Peu importe le mal que j’en pense, les réactions ont été diverses et je ne vais pas m’essayer à analyser un éventuel bad buzz, c’est à la fois inutile et prématuré.

Non, je vais plutôt m’attarder sur la rédaction, parce qu’après tout c’est (aussi) mon métier. (Lire la suite…)

Tumblr est un conglomérat de fétichistes

17 fév

Il y a quelques jours mashable a écrit un excellent article expliquant pourquoi les grandes marques de mode se ruaient sur Tumblr. Dans cet article, Cecilia Liu, la dir com de Spade NY dit ceci :

People are using and sharing beautiful visuals on Tumblr, posting things they think are inspirational

Selon moi elle a tout compris. Les marques de mode adoptent en effet Tumblr parce que la plateforme héberge une communauté grandissante d’amateurs de mode qui passent un temps infini à sélectionner une à une les pièces de leur collection.

Tumblr est en effet un réseau social de collectionneurs, un conglomérat de fétichistes, du dingue de lunettes vintage à l’otaku fana de robots japonais en passant par le plus chic amateur de design d’intérieur ou tous les dingos qui collectionnent des trucs totalement improbables comme des photos de Kim Jong Il en train de regarder des objets. (Lire la suite…)

Non, tu ne cherches pas un Community Manager influent.

27 jan

Cet après-midi, une annonce de recrutement a commencé à circuler sur facebook et twitter. Un gonze cherche un community manager expert, réactif et influent.  Expert, réactif et influent ! Il aurait cherché un néophyte mollasson et anonyme je me serai dit qu’il cherchait un stagiaire issu d’une grande école potagère mais non, ici, c’est la crème de la crème qu’il exige.

Depuis que je suis sur twitter, j’en ai vu passer des offres plus ou moins foireuses demandant soit un bagage qu’environ 3 personnes en France sont susceptibles de posséder soit des compétences totalement antinomiques, type « vous êtes commercial de formation et avez déjà travaillé au sein de la rédaction d’un grand journal » , soit les 2. Et quelques unes comme celle évoquée plus haut…

Mais bordel, on est en 2011, le monde est censé avoir changé mais on nous prend encore pour une poires ! dit-il d’un ton courroucé, en regardant la belle Hélène, qu’il dégustait du regard et dégoûtait, aussi.

Ce qui me hérisse le poil avant toutes choses, c’est ce critère de recrutement à tomber par terre : il faut être influent. Mais influent en quoi ? Il faut être célèbre, avoir plein de followers sur twitter et d’amis sur facebook, un blog très lu ? En quoi est-ce que ça va me permettre de mieux fédérer / gérer / animer la communauté d’une marque ?

Une fois n’est pas coutume, je vais parler de moi : Jadis, j’étais membre d’une importante communauté de jeux-vidéo. J’étais déjà là quand elle était petite, cette communauté, et à force de discuter sur les forums et de prendre position lors des débats j’ai fini par y avoir une certaine influence. Soit, j’étais influent : ma parole comptait et je bénéficiais d’un vrai pouvoir de persuasion auprès d’une communauté qui comptait quelques dizaines de milliers de membres. Mais si vous me sortiez de cette communauté, je redevenais un pékin parmi les pékins, aussi influent que n’importe quel autre blaireau qui débarquait là.

J’ose croire que c’est la même chose aujourd’hui. Peu importe l’influence qu’on peut avoir et le public  qui nous suit, quand on prend la parole au nom d’une marque, j’estime qu’il faut faire profil bas et gagner la confiance de chacun au jour le jour, au risque de se prendre un retour de bâton phénoménal et mettre l’image de la marque en jeu. L’ego, on le laisse au placard un moment et on se met seulement et avant tout au service de la marque et de ses clients.

Bref, toi recruteur, tu ne cherches pas quelqu’un d’influent, non, tu cherches un CM avec un bagage en relations presse et qui s’intéresse de près à ton secteur d’activité. Il sera capable de détecter qui peut t’aider à promouvoir ton produit et tâchera de rentrer en relation avec eux. Pas la peine d’être influent, il suffit d’être courtois, de savoir rédiger un mail pour présenter un produit et d’y mettre plein de bonne volonté.

L’influence, laissons-la à ceux qui en ont…

INFLUENCERS FULL VERSION (FR) from R+I creative on Vimeo.

N’enterrons pas myspace trop vite

26 oct

A chaque fois que j’évoque myspace dans une conversation, on me sort que la plateforme est vouée à une mort certaine, que plus personne ne s’y intéresse et que travailler dessus n’a plus aucun intérêt.

C’est vrai, la plateforme n’a plus la puissance d’antan. C’est vrai, les djeunz préfèrent balancer leurs photos de soirée sur facebook. C’est vrai aussi, nombre d’amateurs de design ont depuis longtemps déserté la plateforme, horrifiés par sa structure plus que chaotique. Et je ne parle même pas du spam.

Je pensais ne jamais remettre les pieds sur myspace il y a quelques mois encore mais j’ai dû y retravailler en août dernier pour un client. Près de 2 ans après avoir déserté la plateforme j’ai donc remis les mains dans le cambouis à l’occasion de la sortie du nouveau profil en bêta et j’ai été agréablement surpris par la bête. J’expose ici en quelques points pourquoi il ne faut pas l’enterrer trop vite.

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Sur facebook, mes amis imaginaires cherchent à me soudoyer.

27 sept

C’est une vraie mode au sein des petites structures : créer un profil perso au nom de la boîte et l’utiliser pour faire sa promo sur facebook. C’est sûr, pouvoir sans trop de difficultés réunir quelques milliers de prospects, c’est tentant. Pouvoir leur envoyer une invitation à la prochaine soirée qu’on organise, c’est tout aussi tentant. Mais c’est le genre de tentations qui ont transformé myspace en fantastique machine à spam, et facebook pourrait prendre le même chemin.

Facebook, c'est en train de devenir un beau merdier.

Pour présenter le phénomène, je vous relate ici mon histoire d’amour avec le Bar Ababor, où l’alcool coule à flots. Sans jamais exagérer, c’est pas mon genre* .
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follow friday everyday

27 août

Petit rappel expéditif aux néophytes, le #followfriday ou #ff , c’est un peu la grand-messe de la cooptation sur twitter, et elle a lieu tous les vendredis. C’est sympa, ça permet de découvrir des personnes intéressantes et c’est devenu une institution.

Mais c’est aussi une corvée : trouver qui inviter à suivre prend du temps et ce n’est pas parce que c’est vendredi qu’on en a plus que d’habitude. Résultat : la plupart des #followfriday sont une suite de comptes alignés les uns derrière les autres, ce qui leur enlève à mon sens beaucoup de valeur. (Lire la suite…)

Gestion de crise acadomia : retour sur une réponse molle

14 juin

Le bad buzz essuyé par Acadomia a motivé l’entreprise à investir les réseaux sociaux pour faire le point sur le rapport de la CNIL. Acadomia a donc produit une vidéo d’explications mettant en scène son PDG sur youtube, qui renvoyait vers  une page facebook destinée à héberger le débat.

J’ai découvert cette initiative via un article sur le blog de @Camille Jourdain, utiliser facebook pour gérer un bad buzz, et j’avais à l’époque réagi à cet article en affichant de sérieuses réserves sur la démarche.

Une semaine après le début de la campagne, la page fan facebook a 155 fans (NDLR : 172 fans lundi à 14h19), provoqué un nombre famélique de discussions et commentaires mais attiré les professionnels de la e-réputation comme les abeilles autour du miel. Je reste donc aujourd’hui sur ma position : non, gérer un bad buzz en utilisant facebook n’est pas (toujours) une bonne idée.

J’avais développé des arguments qui, je crois, restent valides aujourd’hui. Je vais donc les reproduire ici en étayant un peu plus mon propos et étoffer mon point de vue.

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3 services pour créer sa carte de visite en ligne

31 mai

Jadis, on faisait faire ses cartes de visite à l’imprimerie du coin, on y casait sa boîte, son numéro de téléphone fixe et son adresse postale et on les refilait à droite à gauche. Il fallait se bouger le cul, une carte de visite ne se distribuant pas toute seule.

Le monde a changé. Avant de se bouger le cul, on réseaute en ligne. Dans cette quête sans fin on s’est tous inscrits sur des dizaines de sites plus ou moins professionnels, à tel point qu’au final c’est un vrai merdier de s’y retrouver.

Mais de bons samaritains ont décidé de centraliser tout ce merdier sous la forme de cartes de visite en ligne. J’en compte 3 pour le moment, et je les ai tous testés avec plus ou moins de bonheur !

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J’ai trompé wordpress avec posterous, c’est mal.

24 mai

J’ai testé posterous il y a quelques semaines. J’y ai écrit un article, un seul, et je me suis vite décidé à revenir à ce bon vieux wordpress. Dans ma longue relation avec wordpress, posterous aura été le coup d’un soir. Pourquoi ?

Posterous manque de thèmes

Comparé à son principal concurrent tumblr, c’est d’une pauvreté affligeante, et je ne parle même pas de l’absence de documentation. J’ai été chercher le mien du côté de chez obox design, un studio qui a la bonne idée de fournir des thèmes de très bonne qualité pour les 3 plateformes de blog (wordpress, tumblr et posterous). Je l’ai modifié comme je voulais, ça reste faisable. Mais bon, j’aime avoir le choix. (Lire la suite…)